Les fourmis dans le bras...
Par Jérôme le mercredi 3 septembre 2008, 12:29 - love, etc. - Lien permanent
Dans les sensations qui suivent la rencontre, dans les souvenirs mémorables,
marquants, qui identifient clairement que le sentiment, l'affection, autrement
dit les prémisses de l'amour, ont pris place dans notre fonctionnement
quotidien, il en est un que nous avons tous connus : le petit matin, au
réveil, où, enlacés, nous ne savons plus que faire de nos bras, de nos jambes,
emberlificotés qu'ils sont dans ceux de l'autre, un autre que nous explorons
autant qu'il nous explore. Alors, on s'étreint, on cherche sa position, dans le
demi-sommeil, soucieux de trouver notre confort, sans pour autant trop
s'éloigner de l'autre. On se met sur le ventre, son bras lové contre notre
torse, et on a l'air pas trop mal, et puis, d'un coup, il nous demande si on
peut se pousser, se tourner, se mettre autrement, alors on se colle, dos contre
ventre, en suivant des lignes parallèles que seuls les couples débutants
connaissent. On tâche de trouver le sommeil, on guête la torpeur, et elles
reviennent, ces petites fourmis dans le bras, tout écrasé qu'il est contre
l'autre. Ces recherches de positions durent, la chaleur est là, une moiteur
agréable, des odeurs qui n'appartiennent qu'aux deux, et qui, déjà, amorcent la
complicité, celle des corps à défaut, pour l'instant, de celle des
personnes.
Le bras qui picote, c'est le couple : être confortable, penser à soi, et
ne pas s'éloigner de l'autre, lui laisser toute la place, qu'il reste près de
nous sans être gêné, et que nous restions près de lui en faisant en sorte que,
tranquillement, il s'acclimate à nos positions, nos manières d'être, à ce que
nous sommes. Les picotements dans les bras, nous les avons tous connus, ils
n'appartiennent qu'à l'amour. Etrangement, ils disparaissent lorsque les deux
s'éloignent l'un de l'autre, au cours du temps puis s'estompent lorsque chacun
reprend sa place (quelle douloureuse expression !). Je me souviens d'une fin
d'histoire qui m'avait été annoncée inconsciemment par l'autre qui, dans son
sommeil, avait enlevé mon bras enroulant son torse et s'était brutalement
éloigné de moi. Le lendemain, aucun souvenir, mais le corps avait parlé,
quelques semaines plus tard, le reste allait suivre...
Ces pratiques du corps, ces stigmates du couple endormi sont un beau symbole de
l'amour : ni trop proche, ni trop loin, ni trop inconfortable, mais avec
quelques compromis...
Bon vent !
Commentaires
je suis blonde au yeux bleu,j ai 13ans beintot 14,un peut ronde,je suis sympa.je cherche un mec asser beau,asser sympa
snif, ça me déprime tout ça ...
à Elvino --> Why ???
ça me rappelle douloureusement des souvenirs heureux ...
mais ça me rappelle aussi une nuit géniale que j'avais passé avec un mec rencontré dans un sauna : on s'était revus et on avait passé la nuit ensemble enlassés sans avoir baisé.