Quelques courriers commencent à arriver sur les boîtes aux lettres ; il y a ce blog, il y a le bouquin, il y a aussi quelques contacts sur des sites de convivialité. Tout cela suscite réponses, interrogations, questions et demandes de conseils -là, honnêtement, stop, parce que vous n'êtes pas sorti de l'auberge :-D - .
Ce n'est pas grand chose en terme de quantité mais il y a une indéniable qualité, tant dans le style que dans l'attention portée aux écrits. Honnêtement, c'est un peu too much, parce que nous sommes comme vous : humains, imparfaits, et sans certitudes... Simplement, l'idée d'échanger ses imperfections peut parfois permettre de les relativiser, et regarder un peu différemment notre situation nous aide à mieux vivre. C'est ce qui fait qu'on écrit...
X est célibataire et triste ; Y est célibataire et joyeux ; toute la question est de comprendre pourquoi, à partir d'une même situation, les états d'âme sont différents. Modestement, ces pages y contribuent. Je ne dis pas que nous n'y mettons pas un peu de nous, je ne dis pas non plus que pour l'un comme pour l'autre, il y a peut-être une forme de thérapie, c'est possible (là, je ne parle que pour moi), mais ce qui est essentiel, c'est que l'échange de point de vue, la relativisation de schémas tout faits, la description humoristique de petites pages de vie aide à y voir clair. Quand je rédige un post sur les ex ou sur les manières de plaquer son mec, je me moque surtout de moi, et de cette faculté de faire un drame de choses qui sont, finalement, bien humaines. L'idée de partage, ici, c'est de faire en sorte que nous nous moquions un peu de nous-mêmes. Le rire seul est le chemin, j'en suis convaincu...

Le grand défi, c'est de ne pas raconter nos vies. Je maintiens, parfois je me persuade, mais fondamentalement, j'y crois fermement : internet doit être un lieu d'échanges, pas un lieu d'exhibitions. Il peut arriver qu'au détour d'un billet, une allusion, un paragraphe soit inspiré de la réalité, de même, il est évident qu'il existe des styles, je m'en rends d'autant compte que nous écrivons à deux, et vous l'avez constaté, il existe des regards variés, que ce soit sur la Pride, ou dernièrement, sur les ex ; j'ai rédigé un billet un peu ironique, mordant, mais finalement très optimiste, Philippe, pour sa part, ce que j'en ai compris, a examiné cette question sous un autre angle, plus sentimental, plus humaniste aussi. Chacun de nous deux apporte sa pierre, mais ce n'est pas la réalité, c'est une réalité (d'ailleurs, la réalité n'existe pas, nous en recauserons, parce que c'est un point important de nos schèmes amoureux, cette idée qu'il faut faire comme ça ou comme ci).
Peu importe les différences de vues, il y a diversité dans les visions des choses : votre vision de l'amour vaut autant que la nôtre, celle-ci est liée à notre passé, à notre personnalité, à notre optimisme, à notre espérance, à notre estime de soi. Il existe toutefois un point essentiel, et je ne pense pas outrageusement déformer l'opinion de mon co-blogueur à ce sujet : nous y croyons tous.

Voilà, c'est une petite réponse aux courriers reçus dernièrement. Retenez une chose : vous valez tous le coup, vous êtes toutes des chieuses et vous avez toutes des coeurs en or. Maintenant, il faut mêler harmonieusement la chieuse qui est en vous avec le coeur qui bat en vous. Si on peut aider, on le fait, mais là n'est pas l'ambition.
L'ambition, c'est de se faire plaisir : nous en écrivant, vous en lisant. Je rappelle une belle tirade tirée des "Aventuriers de l'Arche Perdue" (oui oui je sais, mes références...) : "Ici, nous faisons de l'histoire, si vous voulez la vérité, allez au cours de philosophie de Monsieur Evans dans la salle d'à côté !"

bon vent !