Parlons de la chose...
Par Jérôme le jeudi 3 juillet 2008, 18:47 - love, etc. - Lien permanent
Chose promise, chose due.
Petit point étymologique : dans homosexuel, il y a sexuel ; c'est peu
dire d'affirmer que ce sujet nous préoccupe gravement, nous autres, garçons
sensibles et interlopes. L'idée du post m'est venue après une conversation
assez inouïe sur le réseau téléphonique avec un petit bonhomme de 17 ans. Je
rappelle, pour les jeunes, que cette forme de drague était courante avant
l'explosion d'internet. Le principe est simple : on appelle un numéro
(aujourd'hui non surtaxé), on utilise sa voix la plus langoureuse, on décrit en
10 secondes ce qu'on veut : généralement, c'est assez simple :
"passif dans le 17ème cherche queue à sucer" ; "actif, 30 ans, dans le
20ème cherche son trou", et on attend le client. Généralement, on ne donne pas
son âge directement, ou alors, on ment un peu, parce que plus on est vieux,
moins on a de chances d'être appelé. Je le confesse, je dis trente ans, ça
passe mieux, bizarrement, quand je suis honnête et que je donne mon vrai âge,
ça mord moins bien... Mais là n'est pas le sujet, même si de l'âge, il faudra
en parler un jour...
Ce jeune mec avait laissé ce message sur la BAL : "il a baisé avec moi
sans capote, je ne sais pas quoi faire"... J'ai mis mes hormones de côté, ai
remballé mon attirail proéminent et d'un seul coup d'un seul, ma conscience
militante n'a fait qu'un saut : je l'ai contacté, parce que des
conversations avec des mecs qui arrêtent la capote, j'en ai eues pas mal, et
très souvent, je sais qu'il y a derrière plusieurs sentiments,
entremêlées : de la détresse, du cynisme, du "à quoi bon", de la
lassitude, et souvent aussi, de la solitude, beaucoup.
Ce mec me dit qu'il a 17 ans, qu'il sort avec un mec de 38, il ne sait pas si
ce type est amoureux de lui mais ils adorent baiser ensemble. Et puis,
dernièrement, le mec (le vieux de 38 ans) a enlevé la capote avant de
l'enfiler. Mon interlocuteur avait la trouille. Trouille légitime...
Je fais donc ma Mère Thérésa, lui explique que dans ces cas-là, il faut de
toute urgence faire une prise de sang, un test rapide, afin de commencer un
traitement (qui, au bout de cinq ou six rapports non protégés, n'est plus un
traitement post exposition, mais un véritable protocole), un test de vérif est
fait au bout d'un mois et là, la vie bascule définitivement.
Je lui explique tout ça, il me remercie. Me promet qu'il va aller à Saint Louis
(c'est gentil de me promettre, je ne le connais pas). Une question me titille,
avant de raccrocher ; je lui dis, en substance : "mais tu sais, tu
t'apprêtes à vivre les années les plus bouleversantes et les plus fastes de ta
vie sentimentale, de belles années, et sache au moins une chose, dans un
couple, vous êtes deux, tu as ton mot à dire, surtout quand ta vie est en
danger ; ton mec, même si tu l'aimes, n'a pas le droit de t'imposer ça."
Il me répond le truc classique : "j'étais excité, j'en avais envie". Serge
Hefez, un brillant psychiatre spécialiste de la sexualité homosexuelle, a très
bien décrit ce processus d'excitation, qui dans de nombreux cas, nous pousse à
commettre l'irréparable. C'est difficile de lutter contre ça, je ne suis pas
une mère la morale, je sais que parfois, il est dur de se raisonner, surtout
quand on a 17 ans, surtout quand on est amoureux, surtout quand on veut garder
son mec. Un de mes ex est mort de ça, exactement le même schéma...
Là, il me répond un truc qui m'a mis sur le cul (je m'étais renculotté entre
temps) : "tu sais, je suis passif, c'est lui qui décide..."
Le rapport de force, la soumission, le rôle de l'actif et du passif dans le
couple. Quelle question ! La tradition antique a répandu dans nos
consciences cette insondable connerie : Socrate, le vieil homme mûr,
actif, et l'éphèbe, celui qui apprend, celui qui reçoit, le passif. Chez les
Romains, le propriétaire de l'esclave devait toujours être actif et l'esclave
passif, dans le cas contraire, on l'insultait ou le brocardait. George Steiner,
un philosophe, a écrit un très beau livre : l'art de la transmission, qui
parle de pédagogie. Il commence, de manière un peu provocante, par expliquer
que l'acte de transmettre est assez proche de l'acte sexuel : celui qui
délivre le savoir est actif, celui qui le reçoit est passif. Il prend des tas
d'exemples chez les Grecs. Je résume outrancièrement sa pensée, c'est plus
complexe. Lisez Steiner quand vous aurez un moment, c'est un mec brillant, et
des mecs de cette valeur, par les temps qui courent, c'est rare... Chez les
Asmat de Nouvelle-Guinée, les jeunes hommes, dans la maison des hommes, sucent
leurs aînés et avalent leur sperme, parce qu'ils reçoivent ainsi la force et la
connaissance. Encore de temps en temps, on entend des bêtises du genre :
le soumis est passif, le domi est actif ; on sait qui fait l'homme et qui
fait la femme, et autres âneries...
Ce rapport de forces amoureux est un truc très répandu chez nous les
pédales ; à titre perso je suis bien meilleur actif quand le garçon avec
lequel je baise est plus jeune, apprend des choses de moi ou s'intéresse à ma
dérisoire personne (c'est très con, mais je n'y peux rien du tout), au
contraire, je n'y arrive pas lorsque je suis impressionné ou que le type est
froid comme un glaçon : ce truc m'a coûté trois ans d'hypnothérapie, et il
est à peine en train de se régler...
Le cul, c'est donc très très compliqué. Ce n'est pas simplement une question de
feeling : entrent en jeu des personnes, leurs inconscients, leur estime
d'eux-mêmes, l'image qu'ils se font de leur partenaire, leur
évolution....
Lorsque je parlais de la Pride, je disais, peut-être un peu violemment, que
notre communauté avait créé des schémas, ses propres schémas, qui, d'une
certaine manière, pouvaient nous faire du mal. Cette histoire de rapport de
forces en est un. Dans le couple, il ne doit pas exister, ou alors, il doit
être assumé par les deux partenaires, mais chacun doit pouvoir s'exprimer. Je
ne crois guère au compromis dans ce domaine. Le cul est une affaire trop
personnelle : renoncer à une pratique, c'est renoncer à une partie de soi.
C'est difficile d'assumer ce que nous sommes, nous avons tous des fantasmes
plus ou moins avouables et quand on est amoureux, il est difficile de proposer
à son mec des trucs qu'il pourrait trouver bizarres (uro, SM, crad, fétichisme,
plans à plusieurs, ce que je sais).
De cette difficulté à parler naîtront des frustrations, qui, à la longue,
peuvent causer une rupture. Lorsqu'on a très envie de quelque chose
d'inavouable (pense-t-on), et qu'on n'ose l'évoquer avec son mec, s'installe le
compromis. Celui-ci permet, un temps, de tenir, mais à moyen ou long terme, ce
compromis tisse une emprise sur la relation, s'apparente à de la frustration, à
un renoncement, de soi-même et de son couple. On ne peut forcer le naturel. Je
suis persuadé, pour prendre une image forte, qu'un mec qui tripe de se faire
pisser dessus ne pourra pas se contenter d'une relation avec un type qui est
dégoûté par cette pratique. Les deux mecs ont leur légitimité, aucun ne doit
renoncer à ce qu'il aime. Le rapport de force ne doit pas exister...
Ce qui est vrai, mais c'est difficile, c'est qu'assez tôt, les désirs, les
envies, les pulsions, doivent être communiquées, et pour y parvenir, il faut de
la bouteille. Mon petit mec n'avait que 17 ans, un gosse, bon Dieu, et il tombe
sur un connard... S'il avait eu 25 ans de plus, quelques expériences, il aurait
(peut-être) pu échapper à cette angoisse : à son âge, la seule angoisse
légitime, c'est celle de rater son bachot. Nous, les vieux pédés avons une
lourde responsabilité, là est le sens profond de la communauté ; c'est à
cela qu'elle devrait servir la soi-disant marche des Fiertés (faudra
m'expliquer ce pluriel qui pue le politiquement correct...), mais je m'arrête,
sinon, je vais reparler de la Lesbian and Bisexual and Drunk Straight and
(Sometimes) Gay Pride...
Nos anciens, les vieux gays, que j'aime bien, parce qu'ils sont un peu nos
pères spirituels, ont cette charge, à mon avis. Ils doivent nous aider, nous
rassurer, nous expliquer que c'est normal d'avoir mal au cul quand on se fait
enculer la première fois, que c'est normal de débander alors qu'on a du désir
pour un mec, que c'est normal de ne pas se faire prendre si on n'a pas envie,
que c'est normal de ne pas avoir envie de sodo si on n'aime pas ça ou si ça
fait peur, que c'est normal d'en avoir peur, que c'est normal de se réserver
quand on est jeune avant de coucher avec le premier type venu....
Un vieux pote, à la sexualité plus qu'extrême, un mec bien, me disait qu'il
rencontrait beaucoup de jeunes types sur les réseaux scato (chacun son truc, no
judgement darling, please). Lui a 50 ans, et ça l'étonne, parce qu'il a franchi
le pas il y a seulement une dizaine d'années. C'est une sexualité qui demande
pas mal d'expérience, de recul, qui oblige à mettre ses appréhensions de
côté... Il s'éclate vraiment, avec des mecs qui s'éclatent, et il me
disait : "tu vois Jérôme, le mec de 18 ans qui se fait fister et qui se
fait chier dessus, il passe à côté d'années de découverte du sexe, il vient
d'avoir le permis de conduire et on le met aux commandes d'un Concorde." Cette
phrase me fait réfléchir, il n'a pas tort.
Apprendre à baiser, c'est apprendre à aimer, c'est n'être pas trop fragile
pour éviter les confusions entre amour et sexe, confusions qui sont courantes
avant 30 ans (peut-être même après). Je sais, perso, que j'ai plein de trucs à
apprendre sur moi-même avant de prendre mon pied, et je commence, à peine, à
savoir ce que je veux quand je suis au pieux avec un mec, avant, j'imitais et
je faisais ce qu'il aimait ; je le faisais bien au demeurant, mais ne nous
égarons pas :D.
Ce post n'est peut-être pas très clair, mais j'aimerais que nous, les
pédales, soyons suffisamment solidaires pour éviter que des petits mecs se
fassent plomber, qu'ils sachent dire non, et qu'ils soient heureux. Puisque
nous pensons tous avec notre queue, pensons bien, soyons généreux, et de sexe,
et d'affection, et d'empathie. Cette générosité nous sera rendue, un jour,
quand nous serons vieux, parce que, peut-être, grâce à cela, nous ne serons pas
vieux seuls.
Bon vent, et même si c'est con à dire, chiant à déballer et parfois
difficile à mettre, enfilez des capotes, par pitié. La vie est belle, aussi, et
vous méritez de vivre.
Commentaires
Très bon post écrit par une personne qui a (un peu) de bouteille
La référence avec le permis de conduire et le Concorde est criante de vérité.
Quand aux schémas, c'est vrai que notre milieu en est rempli. Il n'y a qu'a voir les films X où on sait dès le début dans "quel sens" cela va se passer entre les deux acteurs : c'est celui qui suce le premier (voire le seul qui suce) qui se fera sodomiser ;(
Il faut apprendre à dire non, ou plus compliqué, à dire ce qu'on veut.
Merci pour le "un peu"....
Très bon post, très bien écrit - comme d'hab'... C'est vrai que le plus difficile est de s'exprimer, d'articuler ses besoins, ses désirs. C'est d'autant plus difficile quand on est - très - jeune et il est effarant/ effrayant de constater que certains peuvent en profiter....
Par contre, je mettrai un bémol à tes observations sur les "mouvements" (de couple, de cul) à deux. Je crois qu'il y a une différence entre compromis et compromission (attention, si ça part en couille comme une discussion "embierrée" à une tablette du Duplex, tu m'interromps! ;-)).
Je crois sincèrement que le couple fonctionne au compromis, chez les pd comme chez les hétéros parce qu'il faut choisir: au quotidien ("sushis ou pizza ce soir?", "belle-maman ou Barcelone ce week-end, mon amour?") comme pour des "choix de vie" ("je veux un enfant!", "on me propose un super poste à Oulan-Bator, tu viens?").
Il y en aura toujours un des deux dont l'avis, l'influence, la personnalité fera pencher la balance d'un côté ou de l'autre.
Pour que ça marche, il faut bien faire un/ des compromis, de manière ponctuelle ou générale.
C'est vrai dans une relation sexuelle aussi:par exemple, je n'aime pas être actif, je n'y prend pas ou peu de plaisir, mais mon mec veut parfois être le passif. Comment fait-on? Quel compromis choisit-on? (et je ne vais pas donner la réponse ici :-))
La frontière, pour laquelle il faut un peu de bouteille pour ne pas la franchir, c'est la/les compromission(s), le fait de nier son propre désir, son propre plaisir.
Tu as raison quand tu dis que le rapport de force doit être assumé dans le couple, car je crois qu'il y a toujours un rapport de force. Après tout, ce sont toujours deux volontés qui se rencontrent. Ce qui fait que ça marche, c'est le respect de l'autre, de ses envies (même si on a pas envie de les suivre, surtout si on a pas envie de les suivre!).
Bien sûr que l'on recrée des schémas, mais c'est vrai pour tout le monde (surtout chez les hétéros, hein;-) mais ça n'empêche pas chaque relation, si elle est bien menée, en équilibre, instable parfois, d'être unique.
Et puis, parfois, ce n'est pas l'actif qui domine: le meneur au lit ou dans un couple peut être le passif (j'en connais) : il existe une multitude (enfin plusieurs) schémas.
Le rapport de "force" peut évoluer dans un sens, dans l'autre ; celui qui dirige aujourd'hui n'est peut-être pas celui qui a dirigé il y a six mois ou 12 ans.
C'est aussi le cas, je crois, pour un bon plan cul où chacun doit tirer (oui, oui,) satisfaction de la rencontre.
et l'autre également de recevoir.
Là aussi, c'est un "dialogue", des corps, des hormones, des envies, qui s'instaure où l'un donne et l'autre reçoit, où l'un est heureux/ satisfait de donner (comme toi à ce que tu écris
Bon, j'espère ne pas t'avoir gonflé avec mon commentaire. Merci de m'avoir permis une auto-analyse de mon couple :-))
Salut cher homonyme !
J'aime bien la question que tu poses ici : "Comment fait-on? Quel compromis choisit-on? (et je ne vais pas donner la réponse ici :-))", tout comme la différence entre compromis et compromission, je saisis la nuance. Il y a de la construction à deux dans le premier terme, une forme de perversion dans le second. Là où je me pose des questions, c'est sur la valeur du compromis en matière de cul. Quant aux passifs actifs, évidemment, c'est le plus bel exemple qui soit, et au pieux, ce sont les plus éclatants :-P
"les plus éclatants"? je transmettrai, cher homonyme,
même si je n'ai
rien contre les actifs-actifs! :-))
En matière de cul, comme du reste, l'important est de savoir jusqu'où tu es prêt à aller, par amour (où éventuellement, à tort ou à raison, le cul est parfois relativisé dans une relation longue- chez les pd/ gouines comme chez les hétéros) ou par désir (ou vanité?) de "te faire" le mec avec qui tu te trouves.
J'ai bien compris que nos désirs sexuels sont de notre nature profonde, que les nier, c'est ne pas reconnaître une part de notre vrai moi (non, je ne suis pas psy et je ne suis pas au Duplex à 1 heure du mat') mais tous les fantasmes ne sont pas à vivre, certains sont fait pour rester des fantasmes (comme par ex le fait de se faire prendre à la chaîne sans capote...), tu peux prendre ton pied de multiples manières, etc.
Là aussi il y a du compromis, sinon il y aurait moins de coup d'un soir, non?
On essaye toujours de faire le bon choix, mais c'est dur de choisir!
Faire des compromis sur le cul à deux? Oui, c'est peut-être con, c'est aussi ça laisser la routine s'installer et ne pas faire l'effort d'expliquer à l'autre ce dont on a envie.
Hem, je ne suis pas sûr avec mes explications de donner à tes lecteurs l'envie de "trouver un mec" :-))
Le trouver c'est déjà pas rien mais le garder et rester soi-même.... ouh la la !!!
Euh... à une heure du mat, je dors en général
Rha la la, l'amour, c'est
dur...
mais ça vaut le coup
sinon pourquoi votre blog 
pas vraiment d'objectif. Quelques interrogations personnelles, l'envie de se rassurer sans doute, et puis échanger sur des petites choses qu'on ne croit qu'à nous et qui existent chez tout le monde. Finalement, si j'ai bien pigé, tu penses que le compromis dans le cul est possible quand on est en couple ? Moi j'aimerais bien, mais je ne suis pas sûr...
Je pense que oui mais je ne sais pas où est la - mince - frontière entre faire plaisir à l'autre et générer sa propre frustration... c'est du travail délicat mais c'est aussi ça qui rend la chose intéressante. A chacun de trouver une solution... ou un exutoire...
Oui, c'est difficile, et on en revient au début, plus on a connu de gens, plus on prend des certitudes, plus on sait ce qu'on aime. Pour en revenir à ta précédente question, il s'agissait surtout de parler d'amour gay (on parle de philatélie, de pigeons ramiers, de tout sur internet, pourquoi pas d'amour et de relations...). Bon, Philippe aura des trucs à dire, parce que pour lui, les objectifs sont peut-être différents. Quant à la GRANDE question : garder un mec, purée, je cherche le secret magique
je ne cherche surtout pas de secret magique!
Quelle horreur!! Et c'est sans doute pour cela que je me pose aussi des questions et que je lis votre blog
Et c'est pour ça qu'on l'écrit
Nous sommes tous des secrets magiques

Faut juste ne pas jouer à l'apprenti sorcier...;-)
mum, j'ai rien contre les JéromeS mais du coup, on ne peut pas vous différentier.. et j'ai du mal à savoir qui a écrit quoi !!
Trouvez un moyen svp !!!
en commentaires n° pair, le maître des lieux ; en n° impair, le visiteur/ lecteur qui ramène sa fraise
apparemment, il y a une question de majuscule. Moi, je n'en ai pas mises, d'ailleurs, ça me travaille. je signale à la fraise du commentateur lecteur qu'il m'a fait vachement réfléchir today. Au passage, je parle en mon nom et en celui de Philippe (suis sûr que je ne me ferai pas engueuler) : les mecs qui viennent sur ce blog, vous êtes des mecs bien... Je trouve...
La majuscule te travaille???!! Je plaisante. J'espère que ça t'a fait réfléchir dans un sens "positif", pour toi.
notamment
sur les secrets du couple qui marche...
Mais ce ne serait qu'un prêté pour un rendu sur tes autres posts
J'ai réfléchi aussi et je crois qu'une part de la limite vient avec l'expérience : on ne sait peut-être pas plus ce que l'on veut mais avec la bouteille, on apprend à dire non à ce que l'on ne veut pas... pour le reste c'est un peu une "gestion de risque" à savoir si le(s) jeux en vaut/ valent la chandelle pour garder et être garder par le mec, le bon ...
Le bon. Le mot est lâché; j'y crois, à la nuance près, mais je pense que tu seras d'accord, que notre idée du bon évolue avec nous-mêmes...
Bien sûr! et le problème du couple est de rester le bon pour l'autre sur la durée, et que lui soit toujours le bon.
- sont miens depuis
presque 13 ans mais je sais que lui ou moi pouvons évoluer jusqu'à n'être plus
le bon l'un pour l'autre.
Il y a les efforts à faire pour garder la dynamique du couple, que tu as déjà décrits, et la chance, le hasard de demeurer amoureux, d'avoir toujours du désir.
Le hasard et la chance - et quelques efforts aussi
Et tous les compromis, comme les compromissions n'y pourront rien.
Mais au moins, je sais que le jeu en aura valu la chandelle.
Enfin, bon, pour le moment ça va
Merci en tout cas, à Philippe et toi, de vos réflexions et échanges.