Le 22 Mars sort l'album du leader des Sigur Ròs, Jònsi. Je reçois l'album en
promo, je suis invité au concert et peut-être une interview. Si ça marche, je
l'épouse et j'arrête le blog !!!
Bon vent !
you and me
mardi 9 mars 2010
Rien à voir...
Par Jérôme le mardi 9 mars 2010, 21:08
lundi 10 août 2009
Le parti pris des chieuses
Par Jérôme le lundi 10 août 2009, 11:41
Voilà plus d'un an que vous lisez ces lignes et que je vous fais part des
mes divagations philosophico-nombrilistes sur le couple, l'amour, les grands
marées et la cours du Mark. Voilà plus de deux ans que j'enchaîne d'agréables
expériences sexuelles zé autres afin d'alimenter de manière conséquente et
utile ces quelques pages. J'ai l'impression que la boucle est bouclée,
honnêtement, si si, ça me gonfle de branler mes petits synapses en remuant des
vérités sempiternelles. J'ai envie de bloguer normalement, en racontant ma vie,
mes plans cul, mes plantages, et tout ça, j'ai surtout envie d'être drôle et
caustique parce que ce blog a pris un tour trop sérieux, et il y a bien une
chose qui m'exaspère, ce sont les choses trop sérieuses. C'est précisément
parce que j'ai pris ma rupture trop au sérieux que ces lignes sont nées. Alors,
voilà, la mue est faite. Officiellement, avec quelques copines, on s'est mis
dans la folle idée de chercher un mec durable. Inutile de me demander ce que
j'entends par là, mais les plans cul à répétition sont devenus d'un banal
(dit-elle en se rebraguettant). Soit je tombe sur des coups moyens, soit
moi-même, comment dire, je manque d'inspiration, mais le fait est. Des trucs me
manquent, je crois que je deviens normative. Alors, ce qui manque, je vous
rassure, ce ne sont que des débilités : la petite pipe dominicale du matin
avec l'amoureux, une vraie scène de ménage sur des prétextes fallacieux et sans
intérêts où je pourrais enfin gueuler : "Mais putain, tu es vraiment trop
con quand tu t'y mets !", faire des plans à trois et rentrer à deux
en
disant que Tristan est un super coup et qu'il faudra penser à le recontacter
pour la crémaillère, réserver une chambre double pour les vacances, enfin tout
ça machin. Hormis ces menus détails dont le commun des mortels semble très bien
se passer, je pense être absolument autonome.
Dans trouver un mec en 10 leçons (mon éditeur m'a demandé de remettre une
louche, alors je me plie), nous avions commencé avec un constat simple :
qu'est-ce que je veux en étant avec un mec ? Tant que je n'ai pas d'idée
claire à ce sujet, en gros, tant que je ne me connais pas vraiment, je pense,
très sincèrement, que cela ne vaut pas la peine de s'évertuer à chercher. Se
connaître prend du temps, mais il me semble qu'une fois cette petite étape
franchie, les choses se décantent très facilement...
En réalité, pour rencontrer un mec, il faut donc qu'il ne manque que
d'apparentes futilités (et merde, je redeviens professorale). Voilà, Ita Misa
Est, je pars en vacances, et en rentrant, je vous informerai point par point de
l'avancée des opérations. Il est probable que vous n'en ayez strictement rien à
foutre, ce qui me laisse à penser que ces excès de futilités pourraient par
conséquent vous être utiles.
Je vous embrasse ! Bon vent !
"Je résume d'un mot : le mauvais homo a une vie sexuelle. Le bon homo
(...) respecte les lois, la majorité, la minorité, l'enfance, la famille,
l'ordre, l'épargne, les sens interdits, la pudeur. Il ne drague pas, ne se
masturbe pas, garde l'anus clos, dédaigne les pénis (surtout en érection),
s'habille en employé plutôt qu'en homme ou en femme, prend volontiers modèle
sur les prêtres en civil..."
Tony Duvert-L'enfant au Masculin. Le titre de ce billet, dont je ne suis
pas peu fière, vous laissera envisager à quelle catégorie je suis censée
appartenir...
dimanche 26 avril 2009
Une voix s'endort
Par Jérôme le dimanche 26 avril 2009, 21:07
Ce blog a deux histoires. Une première période, à quatre mains, un projet
commun, un besoin d'échanger, sans doute aussi un projet à porter à deux. Le
temps a passé. Un autre moment a suivi, plus personnel, plus apaisé aussi, plus
célibataire, c'est clair. Certains lecteurs ont dû s'en rendre compte. Ces
pages n'ont habituellement pas la vocation, ou l'ambition, de commenter
l'actualité. Il est cependant une voix qui me manquera, parce que, si dérisoire
cet événement soit-il en apparence, cette voix a beaucoup inspiré et inspire
votre serviteur.
Ce blog est pétri de multiples histoires, certains faits sont réels, d'autres
totalement fictifs, mais les objectifs restent les mêmes : vous faire du
bien. Je pense, sincèrement, que l'écoute, le partage, l'attention portée aux
soucis de l'autre bénéficient certes à soi-même, mais aussi au Tout. C'est ce
qu'on appelle la Fraternité, mon voeu le plus cher est que ce blog soit
fraternel, rassurant et qu'il épanouisse la partie la plus belle de votre être.
Ce que je fais pour les pédales, à mon modeste niveau, une autre en avait fait
son cheval de bataille. Trois fois je lui ai parlé, et, si dérisoire soit cette
incursion dans le monde du people, je ne puis passer sous silence que
cette personne est toujours dans un recoin de mon esprit lorsque j'écris
ici.
Bon vent Macha, et merci !

mercredi 31 décembre 2008
En guise de bilan
Par Jérôme le mercredi 31 décembre 2008, 15:28
L'année s'achève, ce soir à minuit. La rotation de notre planète suscite
toujours quelques réactions, réflexions et retour sur l'arrière. Un mot
simple : merci ! Les pages écrites ici trouvent un écho que je ne
soupçonnais guère, vous êtes environ 150 à visiter quotidiennement ces lieux, à
parfois y laisser un commentaire, envoyer un courrier ou quelques
encouragements. Ecrire est difficile, le format internet n'est guère propice à
l'écriture et à l'introspection, parce que la plupart d'entre vous attendent
une suite, la réclament parfois, et que de mon côté, je ne parle pas lorsque je
n'ai rien à dire... Souvent, il a été question d'arrêter, parce que
l'inspiration, l'envie, et le lent isolement que confère parfois l'acte de se
livrer partiellement à des inconnus, étaient difficiles à trouver et à
supporter. Voyez en ces pages une respiration, un moyen de se retourner sur
soi, une confiance en l'avenir autant qu'une réconciliation avec le passé. Je
me suis amusé à recenser quelques requêtes qui vous avaient permis d'atterrir
ici. Je passerai rapidement sur "se branler au quotidien" ou "blog ou ont voix
des hétéros qui se branles" (sic) ; non que ces questions ne m'intéressent
pas, mais je n'ai guère que des photos de ma petite personne à fournir aux
intéressés et je ne serai, Dieu merci, jamais hétérosexuel de ma vie...
Arrêtons-nous plutôt à : "Comment sortir d'une déception amoureuse ?"
(bizarrement, les fautes d'orthographe sont absentes, on en conclut ce qu'on en
veut ; je déteste les fautes d'orthographe). J'imagine le lecteur, un soir
apparemment, qui, dans cette lucarne interactive, cherchait une réponse. La
Pythie cybernétique fonctionne finalement assez mal, elle donnera parfois des
pistes, quelques éclaircissements, mais cela ne reste que des mots, et si les
mots soignent parfois, peut-être, ils ne peuvent suffire à rendre la nécessaire
confiance en soi, celle qui justement, permet de répondre à la question posée.
Un ami m'a un jour confessé détester ce qui était écrit ici, il me disait en
substance : "je n'aime pas cette manie de construire des pyramides par le
sommet" ; cette remarque est venue à point. Oui, ces pages sont triturées,
elles ne sont pas le signe d'un regard apaisé sur l'autre, elles détricotent ce
qui, sans doute, ne suscite aucun mystère chez la plupart d'entre nous (vous).
Elles cherchent à mettre du sens là où, par nature, l'incompréhensible de lasse
jamais d'être. Nous cherchons des réponses à des questions qui ne se posent
pas, parce que l'amour est une simple question de destin, de chance, et de
regard sur soi un peu amélioré. Là est la simple ambition : nous cherchons
du complexe là où les choses sont simples, nous voulons de l'aventure là où il
ne subsistera que du quotidien, nous croyons devoir participer aux jeux
Olympiques tandis qu'une simple promenade aux Buttes Chaumont est attendue. Je
pense souvent à ce lecteur nocturne, à sa requête, et j'espère que là où il
est, il a progressivement réussi à s'en sortir, et si ces pages l'ont un peu
aidé, mes heures passées auprès de vous n'auront pas été vaines...
Bon vent !
"Les plaisirs d'aventure ne m'auraient convenu qu'aux temps passés. Dans le
XIVème, XVème, XVIème et XVIIème siècles, la civilisation imparfaite, les
croyances superstitieuses, les usages étrangers et demi-barbares, mêlaient le
roman partout : les caractères étaient forts, l'imagination puissante,
l'existence mystérieuse et cachée. La nuit, autour des hauts murs des
cimetières et des couvents, sous les remparts déserts de la ville, le long des
chaînes et des fossés des marchés, à l'orée des quartiers clos, dans les rues
étroites et sans réverbères, où des voleurs et des assassins se tenaient
embusqués, où des rencontres avaient lieu tantôt à la lumière des flambeaux,
tantôt dans l'épaisseur des ténèbres, c'était au péril de sa tête qu'on
cherchait le rendez-vous donné par quelque Héloïse. Pour se livrer au désordre,
il fallait aimer véritablement ; pour violer les moeurs générales, il
fallait faire de grands sacrifices. Nous seulement il s'agissait d'affronter
des dangers fortuits et de braver le glaive des lois, mais on était obligé de
vaincre en soi l'empire des habitudes régulières, l'autorité de la famille, la
tyrannie des coutumes domestiques, l'opposition de la conscience... Toutes ces
entraves doublaient l'énergie des passions."
FR de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, Livre Quatrième.
mercredi 12 novembre 2008
Petite réclame
Par Jérôme le mercredi 12 novembre 2008, 20:52
Bon, euh, je ne sais pas, je me dis, peut-être, enfin, groumf, voilà,
quoi : demain, à 19h30, je parlerai du blog (entre autres) dans l'émission
de Geneviève Pastre sur Radio Libertaire (89.4 MGHz), je suis aussi à l'aise à
l'oral qu'une majorette dans un congrès de l'ASMF, ça promet...
Les enfants de Stonewall-Les affinités électives
Merci Bruno, et à demain.
http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib.m3u
lundi 15 septembre 2008
Mes excuses
Par Jérôme le lundi 15 septembre 2008, 00:10
Un billet rapide, consécutif au post précédent. Ce dernier était sans doute
inopportun, il n'avait pas lieu d'être dans cet univers virtuel, et fut plus la
conséquence d'un coup de sang que d'une vraie envie de partager. En outre, il
ne répondait guère aux objectifs qui furent fixés dans le blog depuis sa
création : une respiration, un encouragement, une ouverture, un peu
d'humour et de culture, si cela est possible. Sans doute ces pages ont-elles
servi de dérisoire défouloir, mais là n'aurait pas dû être l'objectif. Les
lecteurs ne viennent pas ici pour subir une logorrhée verbale et passablement
dépourvue d'arguments, j'ai pu m'en rendre compte à la lecture enrichissante
des commentaires. Sans doute cela est-il une réminiscence de colères passées,
de questions demeurées sans réponses. Nous reprendrons un cours habituel par la
suite, plus détaché des choses, et, avant tout, nous parlerons d'amour, parce
que c'est finalement la seule chose qui vaille la peine. Quelques passages à
vide, sans doute, qui traduisent les derniers soubresauts du passé. N'en
parlons plus.
"Je ne dirai plus un mot de toi, mais ça va. Je ne dis pas que ça
m'enchantera, mais ça va. Mieux vaut taire le mal qu'on a quand l'autre s'en
va, je ne dirai plus un mot de toi, c'est mieux comme ça..."
Jane Birkin-C'est comme ça
mercredi 16 juillet 2008
Blog-thérapie
Par Jérôme le mercredi 16 juillet 2008, 12:17
Quelques courriers commencent à arriver sur les boîtes aux lettres ; il
y a ce blog, il y a le bouquin, il y a aussi quelques contacts sur des sites de
convivialité. Tout cela suscite réponses, interrogations, questions et demandes
de conseils -là, honnêtement, stop, parce que vous n'êtes pas sorti de
l'auberge
- .
Ce n'est pas grand chose en terme de quantité mais il y a une indéniable
qualité, tant dans le style que dans l'attention portée aux écrits.
Honnêtement, c'est un peu too much, parce que nous sommes comme vous :
humains, imparfaits, et sans certitudes... Simplement, l'idée d'échanger ses
imperfections peut parfois permettre de les relativiser, et regarder un peu
différemment notre situation nous aide à mieux vivre. C'est ce qui fait qu'on
écrit...
X est célibataire et triste ; Y est célibataire et joyeux ; toute la
question est de comprendre pourquoi, à partir d'une même situation, les états
d'âme sont différents. Modestement, ces pages y contribuent. Je ne dis pas que
nous n'y mettons pas un peu de nous, je ne dis pas non plus que pour l'un comme
pour l'autre, il y a peut-être une forme de thérapie, c'est possible (là, je ne
parle que pour moi), mais ce qui est essentiel, c'est que l'échange de point de
vue, la relativisation de schémas tout faits, la description humoristique de
petites pages de vie aide à y voir clair. Quand je rédige un post sur les ex ou
sur les manières de plaquer son mec, je me moque surtout de moi, et de cette
faculté de faire un drame de choses qui sont, finalement, bien humaines. L'idée
de partage, ici, c'est de faire en sorte que nous nous moquions un peu de
nous-mêmes. Le rire seul est le chemin, j'en suis convaincu...
Le grand défi, c'est de ne pas raconter nos vies. Je maintiens, parfois je me
persuade, mais fondamentalement, j'y crois fermement : internet doit être
un lieu d'échanges, pas un lieu d'exhibitions. Il peut arriver qu'au détour
d'un billet, une allusion, un paragraphe soit inspiré de la réalité, de même,
il est évident qu'il existe des styles, je m'en rends d'autant compte que nous
écrivons à deux, et vous l'avez constaté, il existe des regards variés, que ce
soit sur la Pride, ou dernièrement, sur les ex ; j'ai rédigé un billet un
peu ironique, mordant, mais finalement très optimiste, Philippe, pour sa part,
ce que j'en ai compris, a examiné cette question sous un autre angle, plus
sentimental, plus humaniste aussi. Chacun de nous deux apporte sa pierre, mais
ce n'est pas la réalité, c'est une réalité (d'ailleurs, la réalité n'existe
pas, nous en recauserons, parce que c'est un point important de nos schèmes
amoureux, cette idée qu'il faut faire comme ça ou comme ci).
Peu importe les différences de vues, il y a diversité dans les visions des
choses : votre vision de l'amour vaut autant que la nôtre, celle-ci est
liée à notre passé, à notre personnalité, à notre optimisme, à notre espérance,
à notre estime de soi. Il existe toutefois un point essentiel, et je ne pense
pas outrageusement déformer l'opinion de mon co-blogueur à ce sujet : nous
y croyons tous.
Voilà, c'est une petite réponse aux courriers reçus dernièrement. Retenez une
chose : vous valez tous le coup, vous êtes toutes des chieuses et vous
avez toutes des coeurs en or. Maintenant, il faut mêler harmonieusement la
chieuse qui est en vous avec le coeur qui bat en vous. Si on peut aider, on le
fait, mais là n'est pas l'ambition.
L'ambition, c'est de se faire plaisir : nous en écrivant, vous en lisant.
Je rappelle une belle tirade tirée des "Aventuriers de l'Arche Perdue" (oui oui
je sais, mes références...) : "Ici, nous faisons de l'histoire, si
vous voulez la vérité, allez au cours de philosophie de Monsieur Evans dans la
salle d'à côté !"
bon vent !
mercredi 9 juillet 2008
Trouver un mec en 10 leçons
Par Philippe le mercredi 9 juillet 2008, 22:52
Ce blog existe depuis maintenant cinq mois. Il parle d’amour pédé, de
drague, des codes et de certains travers de notre communauté... Un blog à
quatre mains, un projet à deux. A l'origine, et avant ce blog, il y a eu un
autre projet, lui aussi à quatre mains : un livre, Trouver un mec en 10
leçons.
Ce bouquin, c'est à la fois une méthode infaillible pour trouver un mec, le
guide destiné à toute pédale qui ne souhaite plus vivre seule, une
démystification de la drague et de ses codes... Pour le dire en deux mots, un
livre indispensable
. Nous avons voulu écrire un vrai guide, drôle, qui
aide le débutant, rassure le trentenaire, encourage les autres. Nous avons
voulu vous faire part de nos expériences, nous les avons étudiées, parfois un
peu brocardées, et ce livre est né, aux éditions Textes Gais.
Nous espérons que les lecteurs s’amuseront à le lire autant que nous nous
sommes amusés à l’écrire, et que, qui sait, ils trouveront l’homme de leur vie.
Et si c'est le cas, nous les invitons à venir nous le raconter ici. Parce
qu’évidemment, le blog continue. L’amour est un vaste sujet, infini, et des
idées, nous en avons des milliers.
Pour les parisiens, il est disponible aux Mots à la Bouche. Et pour les autres,
on le trouve
ici, là, et là.
Nous attendons vos réactions, vos critiques, vos déclarations d'amour, vos
numéros de téléphone
, et … vos histoires, évidemment !
Jérôme & Philippe
